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mercredi 3 septembre 2014

NOTHING TO FEAR


“Nothing to Fear” est un magnifique court métrage réalisé par Simon Russell. Un chouette petit film d’animation en Noir & Blanc, avec un style graphique très particulier.

mardi 12 août 2014

R.I.P. ROBIN WILLIAMS

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Le décès de Robin Williams est trop triste... 

Plutôt que de commenter, ou de réitérer les commentaires que tous les médias répètent sur cet événement tragique, désolant et particulièrement triste, nous vous proposons de visionner une des films dans lequel Robin Williams joue un de ses rôles. inoubliable et attachant...

C'est notre manière de lui faire hommage, et de le saluer avec autant de respect, de déférence que d'admiration... Cet artiste qui a fait rire et touché tant de gens, est certainement une des plus brillantes étoiles!

Voici donc le film : "LES RESCAPÉS"
Comédie satirique de Michael RITCHIE (É.-U. 1983), avec Robin Williams, Walter Matthau et Jerry Reed. 

Après avoir réussi à désarmer un bandit dans un hold-up, deux chômeurs font connaissance et se lient d'amitié, mais deviennent la cible d’un tueur à gages qu’ils ont désarmé lors d’une tentative de cambriolage. L’un des gars part suivre un cours de survie, poursuivi par le deuxième et ensuite, par le tueur à gages. Le jeu du duo d'acteurs Williams et Matthau est épatant. Un film drôle, divertissant, et certainement sous estimé.

dimanche 3 août 2014

“KRAZY KAT” en dessins-animés


Les adaptations de "Krazy Kat" en dessins animés : 

Krazy Kat a été animé de nombreuses fois. Les premiers courts-métrages furent produits par Hearst dès 1916, via sa société “Hearst-Vitagraph News Pictorial » puis plus tard par l’. »International Film Service” (IFS), sans qu'Herriman n'intervienne. En 1920, après deux ans de pause, les J.R. Bray Studios se mirent à produire eux aussi une série de courts-métrages Krazy Kat.

En 1925, le pionnier de l'animation Bill Nolan décida de porter de nouveau la série à l'écran, en étant produit par Margaret J. Winkler. Au contraire des adaptations précédentes, celle de Nolan ne se basait pas totalement sur les personnages de George Herriman : le félin de ses courts-métrages était un mâle dont l'aspect et la personnalité rappelaient “Félix le chat ». Cela provient probablement du fait que Nolan travaillait aux studios de Pat Sullivan.

Charles B. Mintz, le mari de Winkler, prit progressivement le contrôle des opérations. Son studio et lui commencèrent leurs courts-métrages sonorisés avec Ratskin en 1929.

En 1930, il déplaça son équipe en Californie et changea le design des personnages, qui ne ressemblaient plus guère à ceux des journaux. Le Krazy Kat parlant de Mintz, comme bien des dessins animés du début des années 1930, ressemblait fortement à Mickey Mouse, et ses aventures étaient des grosses farces peu subtiles qu'il vivait avec sa petite amie (une chatte) et son chien domestique.

En 1936, l'animateur Isadore Klein, avec la bénédiction de Mintz, réalisa le court-métrage Lil' Ainjil, seul travail du studio Mintz censé ressembler à celui de Herriman. Mais Klein fut « terriblement déçu » par le résultat et le Krazy simili-Mickey fit donc son retour.

En 1939, Mintz vendit son studio à Columbia Pictures, auprès de qui il s'était endetté. Sous le nom de Screen Gems, le studio produisit en 1940 un ultime dessin animé de "Krazy Kat : The Mouse Exterminator"(L'exterminateur de souris).

Krazy revint à l'écran en 1962, animé par les studios tchécoslovaques Rembrandt Films” de Gene Deitch, à Prague. Ces dessins animés étaient plus proches de la bande dessinée(surtout les décors) et aidèrent à faire découvrir le chat de Herriman à la génération du baby-boom.

Afin de ne pas avoir d'ennuis avec la censure (qui aurait pu croire à de l'homosexualité), Krazy apparaissait comme explicitement femelle. La musique de la plupart des épisodes fut composée par Jay Livingston et Ray Evans. La production s'arrêta en 1964.

Maintenant, voici quelques'uns de ces dessins animés légendaires de Herriman....

EN BONUS : QUELQUES DESSINS-ANIMÉS
"KRAZY KAT"

"Goes A Wooing" [1916]



"Krazy Kat and Ignatz Mouse at the Circus" [1916]


"Stork Exchange" [1927]


"Seeing Stars" [1932]

samedi 2 août 2014

PORTRAIT DE ROBERT CRUMB


Robert Crumb est un dessinateur de bande dessinée américain, né à Philadelphie le 30 août 1943. C'est l'une des figures de proue du comix underground depuis les années 1960.

Robert Crumb est très tôt attiré par la bande-dessinée. Avec son frère cadet Maxon et sous l'influence de son aîné Charles, il dessine énormément et très tôt. Avec Charles, il réalise pendant plusieurs années un comics intitulé "Funny Friend" uniquement pour eux. Plus tard, toujours avec son frère Charles, il dessine un fanzine nommé "Foo" qui est vendu au porte-à-porte au prix de 15 cents. Quand le mouvement hippie se développe, il arrive à San Francisco et rencontre de nombreux dessinateurs comme Gilbert Shelton et Spain Rodriguez. Il propose ses premières planche à Harvey Kurtzman qui le publie dans son magazine "Help". Il publie ses premiers dessins dans les » Zap Comix” (comics auto-édité, créé par Robert Crumb en 1968)



Ses héros les plus célèbres sont "Fritz the Cat", un chat paillard, et "Mister Natural", gourou cynique.


 Il dessine également des pochettes de disques, dont la plus célèbre est Cheap Thrills de Big Brother and the Holding Company avec Janis Joplin.


Ralph Bakshi fait une adaptation de Fritz the Cat en dessin animé, un des premiers dessins animés pour adulte. Crumb a toujours considéré le résultat comme un ratage et ne veut pas y être associé, c'est d'ailleurs après la sortie du dessin animé qu'il décide de faire assassiner son héros Fritz par une autruche, avec un pic à glace.


Son style est inspiré par celui du graveur William Hogarth mais aussi par les dessinateurs classiques de la bande dessinée américaine, tels que E. C. Segar, Rudolph Dirks, George Herriman, Walt Disney et Floyd Gottfredson. Ses thématiques, très souvent caricaturées, sont d'une grande richesse.

Il est tout d'abord le Jean-Jacques Rousseau de la bande dessinée, confessant ses inhibitions, ses fantasmes, ses difficultés relationnelles, ses frustrations, ses aigreurs, bref tout ce qu'il peut y avoir de minable dans la condition d'homme. Son manque de complaisance et son honnêteté sont totales et le font rejeter par un certain public qui trouve l'exposition de certaines réalités ou de certaines fantaisies bien trop obscènes.


Apprenant que Robert Crumb était fait Grand prix de la ville d'Angoulême (en 1999), le scénariste-dessinateur Greg (cf : Achille Talon) s'est indigné qu'un has-been qui (pensait-il à tort) ne dessinait plus, ait obtenu une distinction honorifique aussi importante : 

« Crumb, grand chantre de l'underground, était, avec Gilbert Shelton, le grand spécialiste en comic books de la piquouze hilarante, des volutes du shit, du sexe énorme et poilu, des mamelles colossales et du caca tous formats. Cela fit rire en son temps tous ceux qui voyaient là une revanche contre les parents, les flics, les maîtres, l'ordre établi, le bon goût, etc. Ce n'est pas nouveau. Seulement, il y a vingt ans que la vague est retombée. »

— La Lettre de Dargaud, 1999


Crumb nous livre par ailleurs un témoignage historique sur la période dite "psychédélique", sur les expérimentations de LSD, sur la libération sexuelle — qu'il n'a pu vivre lui-même qu'une fois devenu célèbre.

Son œuvre est parcourue par une grande nostalgie : dans le changement, il ne voit que ce qui se perd et tente par le dessin de témoigner de son pays, du blues des années 1930, des changements vestimentaires, etc.

En 1980, il crée la revue Weirdo, qui rassemble des dessinateurs de l'underground et des dessinateurs plus récents. En 1993, il fait paraître "Kafka for beginners" à partir d'une biographie écrite par David Mairowitz. Il ne touche pas un cent pour le dessin animé de "Fritz le Chat" et refuse de dessiner une pochette pour les Rolling Stones, car il n'aime pas leur musique.

Kafka, par Crumb

En 1994, le cinéaste Terry Zwigoff a tourné « Crumb », un film documentaire consacré à la carrière de Robert Crumb, à sa vie et à sa famille.

En 2001, pendant six mois, une des plus belles expositions du Musée de l’érotisme présente "The Sex Obsession of Robert Crumb" : 200 planches et dessins uniquement consacrés à l'un de ses sujets majeurs.


Collectionneur de disques 78 tours, il se passionne particulièrement pour le blues, le jazz, la country et l’Old-time music, ainsi que pour le bal musette parisien des années 1920 et 1930, dont il est l'un des plus fins connaisseurs. Il réalise la pochette de nombreux disques, notamment ceux des « Primitifs du Futur », groupe du guitariste Dominique Cravic, dans lequel il joue occasionnellement du banjo et de la mandoline, et avec qui il enregistrera quatre disques.

En 2009, il réalise le dessin de couverture et l'habillage graphique du coffret de 10 CD France, une anthologie des musiques traditionnelles, produit par Guillaume Veillet et sorti chez Frémeaux & Associés (Grand Prix International du Disque de l’Académie Charles-Cros). Il sort la même année une adaptation de la « Genèse » en bande dessinée chez Denoël Graphic, fruit de plusieurs années de travail.



En 2012, le musée d'art moderne de la ville de Paris lui consacre une rétrospective, « De l'Underground à la Genèse », du 13 avril au 19 août.

Créateur de la bande dessinée underground américaine, Robert Crumb est devenu un artiste culte du XXe siècle grâce à un regard et un humour singuliers. Plus de quarante ans après ses débuts, son art est enfin reconnu à sa juste cause : après la réédition de ses œuvres, le Musée d’Art Moderne de Paris lui a rendu un hommage amplement mérité. Retour sur l’œuvre d’un personnage haut en couleurs.

C’est à Philadelphie que naît le jeune Robert Crumb. Élevé par une mère psychotique (accro aux amphétamines) et par un père autoritaire et violent, le jeune homme trouve avec son frère aîné Charles une échappatoire dans la bande dessinée. Cette initiation à cet art commence naturellement avec les histoires de Walt Disney, Little Lulu puis des œuvres plus satiriques comme le magazine débridé Mad mais aussi Humbug. Alors que son grand frère commence à sombrer dans la folie (son quotidien se résumera toute sa triste vie à la dépression, aux délires paranoïaques et aux séjours en hôpital psychiatrique), Robert fonde son premier fanzine "Foo" qui le met en contact avec d’autres férus de bandes dessinées. Alors que son aîné l’avait initié à la narration et aux dessins, l’élève dépasse le maître. La vie de Robert Crumb prend alors tout son sens : il sera dessinateur de bande dessinée. Dès son adolescence, il trouve son domaine (la satire) et ses obsessions qui guideront sa vie (les femmes et les limites de la morale américaine).


La consécration...

C’est en 1964 que Robert Crumb commence à gagner sa vie en dessinant. Il illustre alors ses premiers reportages pour le magazine Help ! (dont la première planche de Fritz The Cat) et travaille aussi en illustrant des cartes de vœux pour Topps et American Greetings... L’année suivante, il fait sa première exposition, sans succès. Mais c’est à San Francisco, alors en pleine fièvre hippie, que Robert va se faire connaître. Grâce à la presse alternative, ses dessins satiriques trouvent écho chez une génération décomplexée. Cette notoriété lui permet de sillonner les États-Unis.


Sa popularité grandit en créant "Fritz The Cat" qui deviendra littérallement une BD culte. Après plusieurs collaborations dans divers magazines et zines de l'underground, comme "Arcade", "Bijou Funnies", "San Francisco comic", "Yellow Dog", "Bijou" ou "Snarf", et plusieurs autres dont le légendaire "Zap".









Après l’adaptation de "Fritz The Cat" en dessin animé, et le succès de "Zap", Crumb lance la revue "Weirdo" qui soutient la nouvelle vague de BD underground et publie de ses planches dans des BD zines, comme "Hup" ou "Screw".





Apprécié dorénavant à l’underground comme au milieux mainstream, Robert Crumb est devenu une icône du XXe siècle. Son oeuvre est une référence à l'épopée hippie, sinon à la déchéance du XXème siècle. Il est pionnier la BD underground, et maitre de l'irrévérencieux. Robert Crumb 



Crumb et les femmes...

Il suffit d’ouvrir à peu près n’importe quelle bande dessinée de Robert Crumb, quelle que soit l’époque, pour voir les préoccupations principales du Monsieur. Des femmes, des femmes et des femmes. À perte de vue. Mais pas n’importe lesquelles. Des jambes surdimensionnées, des fesses massivement rebondies : une chose est sûre, Crumb n’est pas très porté sur la taille mannequin. Se reconnaissant lui-même comme un peu obsédé, le dessinateur n’a eu de cesse tout au long de sa carrière de voguer entre la sublimation du corps féminin et sa réduction au simple statut d’objet sexuel. Mais quand on se penche un peu sur certaines BD comme Mes problèmes avec les femmes, on se dit que Robert Crumb est peut être la seule personne au monde capable de faire d’un pervers un mec super cool.







Crumb et la musique...


En 1967, Robert Crumb dessine la célèbre pochette du disque Cheap Thrills de Big Brother and the Holding Company, le premier groupe de Janis Joplin. Ironie du sort, Crumb avait un profond dégoût pour le rock psychédélique et il reconnaîtra plus tard qu’il ne cherchait à intégrer ce monde que pour y draguer de jolies hippies portées sur l’amour libre. Dès son plus jeune âge, le dessinateur s’est pris de passion pour le vintage du vintage et plus précisément pour la country, le blues, le early jazz et tout ce qui forme la musique traditionnelle américaine. Possesseur de 6000 disques vinyles, l’Américain est une véritable incarnation du refus de la modernité, comme en témoigne son goût pour la musette française : il a réalisé les pochettes des très justement nommés Primitifs du Futur au sein desquels il joue du banjo et de la mandoline.




Crumb au musée...


Pour tout amateur de BD qui se respecte, c’est peu de dire que c’est un véritable bonheur de voir Robert Crumb investir les murs du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris du 13 avril au 19 août prochain. Celui que l’on a longtemps considéré à tort comme un freak de base dont les dessins provocants choquaient les bien-pensants va donc avoir sa vengeance, même si en soit, il n’en a sans doute rien à faire. Réunissant plus de 700 dessins réalisés par l’artiste entre 1960 et aujourd’hui, cette exposition sera notamment l’occasion de découvrir une partie de sa période française, parfois moins connue du grand public.



Pour de plus amples infos Robert Crumb et les rééditions de ses albums :

CRUMB/COFFRET

Et ne manquez pas de regarder le documentaire qui suit...

LES CONFESSIONS DE ROBERT CRUMB

EN BONUS
LES CONFESSIONS DE ROBERT CRUMB


Réalisé par Terry Zwigoff en 1994, l’un des meilleurs documentaires sur le neuvième art porte sur l’artiste controversé et légendaire Robert Crumb. Cet excellent film biographique apparaît donc rapidement comme un indispensable, captivant dans sa forme et généreux dans son fond.

Réalisé dans la douleur pendant neuf longues années, le documentaire de Terry Zwigoff dresse le portrait graphique et biographique d’un auteur à l’aura légendaire qui, malgré son œuvre d’une richesse exceptionnelle et sa personnalité controversée, apparaît comme un homme chétif, sincère et juste. Présentant également les membres d’une famille pour le moins atypique, ainsi que sa femme Aline Kominsky, Crumb s’applique à introduire cet aspect primordial de sa vie, et cet ensemble de personnages décrits dans leur intimité se montre vraiment attachant.


Si le 9ème art avait une sorte d’Olympe dans laquelle résideraient les plus grands auteurs de bande dessinée, Robert Crumb aurait certainement l’un des meilleurs sièges.

Cet artiste culte, irrévérencieux et indispensable fit l’objet d’un fabuleux documentaire réalisé par Terry Zwigoff en 1994, édité en DVD par MK2 en 2004 et très vite épuisé.

« Parlez-moi d’amour » est un rare entretien de presque une demi-heure filmant Crumb et sa femme parler d’eux, de leur relation et de leur évolution, et Crumb et la musique consiste en une rencontre inattendue entre le groupe de blues/musette « Les Primitifs du Futur » et l’artiste inconditionnel des musiques des années 1920-1930.


Un objet indispensable donc, pour les admirateurs du bonhomme, les amateurs du neuvième art comme ceux du septième art, qui coïncide également avec la sortie de la première biographie de l’auteur, R. Crumb, par le grand spécialiste de l’histoire de la bande dessinée américaine Jean-Paul Gabilliet.

The Confessions of Robert Crumb (1987)

jeudi 31 juillet 2014

Le "MOBA"


Le "MOBA"  = Le "Museum of Bad Art"

Le "Museum of Bad Art" (littéralement "Musée de l'art mauvais") est un musée privé dont l'objectif déclaré est de « célébrer le travail d'artistes dont les œuvres ne pourraient être montrées et appréciées ailleurs ». Il a deux branches, l'une à Dedham, au Massachusetts, États-Unis et l'autre dans la ville voisine de Somerville. Sa collection permanente inclut 500 œuvres d'art « trop mauvaises pour être ignorées », exposées à raison de 25 à 35 à la fois.

Le MOBA a été fondé en 1994, après que l'antiquaire Scott Wilson eut montré à des amis une toile qu'il avait récupérée dans les poubelles. Ses amis lui ont suggéré d'amorcer une collection. En 1 an, les réceptions tenues aux domiciles des amis de Wilson étaient devenues si fréquentées que la collection avait besoin d'un lieu. Le musée a donc déménagé dans le sous-sol d'un théâtre de Dedham.

Expliquant le raisonnement qui a sous-tendu la mise sur pied du musée, le cofondateur Jerry Reilly disait, en 1995 : « Toutes les villes du monde ont au moins un musée consacré à ce qui se fait de meilleur dans les arts ; le MOBA est le seul musée consacré à la collection et à l'exposition du pire ». Pour être acceptées dans la collection du MOBA, les œuvres doivent être originales et avoir une intention sérieuse tout en ayant des défauts importants, sans pour autant être ennuyantes : les curateurs ne sont pas intéressés à montrer un art qui serait délibérément kitsch.

Le MOBA a été mentionné dans une douzaine de guides touristiques de Boston proposant des itinéraires hors des sentiers battus et a fait parler de lui dans des journaux et des magazines internationaux. Il a aussi inspiré plusieurs autres collections dans le monde qui cherchent à rivaliser avec ses atrocités visuelles. Deborah Solomon du New York Times, remarque que l'attention que reçoit le Museum of Bad Art s'inscrit dans une tendance plus large des musées à montrer « le meilleur du mauvais art ».

Certains critiques ont dit que le musée était "antiarts", ce que nient ses fondateurs, rétorquant que la collection est un hommage à la sincérité des artistes qui ont persévéré, malgré un processus qui a terriblement mal tourné. Selon la cofondatrice, Marie Jackson, « nous sommes là pour célébrer le droit de l'artiste à l'échec glorieux ».

"Lucy in the Field with Flowers"

"Lucy in the Field with Flowers", première collection du MOBA. Ce tableau a inspiré ce musée consacré à la collection, à la conservation et à l'exposition d'œuvres d'art vraiment "épouvantables".

Le Museum of Bad Art a été mis sur pied en 1994 par l'antiquaire Scott Wilson, après qu'il eut découvert ce qui devait devenir l'une des pièces emblématiques du musée : "Lucy in the Field with Flower". L'œuvre trônait au milieu de deux poubelles à Boston, avec les déchets qui devaient être ramassés. Au départ, Wilson ne s'intéressait qu'à l'encadrement, mais quand il montra la toile à son ami Jerry Reilly, celui-ci demanda le cadre et sa toile. Il afficha "Lucy" dans sa demeure et encouragea ses amis à chercher d'autres mauvaises pièces et à l'informer des trouvailles qu'ils feraient. Lorsque Wilson fit l'acquisition d'une autre œuvre « tout aussi charmante » et qu'il en fit part à Reilly, ils décidèrent de démarrer une collection. Reilly et son épouse, Marie Jackson, tinrent une soirée dans leur sous-sol pour montrer la collection acquise et la réception fut pompeusement intitulée « Ouverture du Museum of Bad Art ».

Les expositions régulières des pièces amassées par Wilson, Reilly et Jackson (et celles qui leur furent données par d'autres) devinrent trop importantes pour la petite maison de Reilly et Jackson à West Roxbury dans le Massachusetts, puisque des centaines de personnes assistaient aux réceptions. La collection fit l'objet d'un bouche-à-oreille jusqu'à ce que, selon la "Directrice par intérim permanent" Louise Reilly Sacco, "cela devienne complètement incontrôlable" lorsqu'un autobus de personnes âgées s'arrêta pour voir le musée dans le cadre d'un voyage organisé.

En 1995, l'espace d'exposition fut déménagé dans le sous-sol du théâtre communautaire de Dedham, un édifice à l'esthétique décrite, en 2004, comme "délabrée". Le musée de Dedham n'opérait pas à heures fixes, suivant plutôt les heures d'ouverture du théâtre situé à l'étage supérieur. Comme le souligne le Boston Globe, la collection est adéquatement située "juste à côté de la toilette des hommes", où les sons et les odeurs flottent jusqu'à la collection et où l'action constante de la chasse d'eau "est supposée contribuer au maintien d'un taux d'humidité uniforme", selon le South China Morning Post.

Au départ, le MOBA a tenu des expositions itinérantes. Les tableaux ont, entre autres, été suspendus aux arbres des forêts de Cape Cod pour le Gallery in the Woods Gala. On y a joué de la "mauvaise musique", histoire de compléter l'ambiance. Dans une exposition intitulée "Awash in Bad Art", 18 œuvres ont été recouvertes de pellicule plastique et placée dans un lave-auto automatique. Marie Jackson, ex-Directrice de l'interprétation esthétique, soulignait "nous n'y avons pas mis d'aquarelles". Ces œuvres figurent dans le cadre de la rotation du MOBA.

En 2003, "Freaks of Nature" se concentrait sur des paysages "de travers". En 2006, une exposition intitulée "Hackneyed Portrait" ("Portraits banals") visait à "faire un peu de rattrapage" à la suite de la clôture de l'exposition de David Hockney au musée des beaux-arts de Boston.

Le MOBA a dévoilé, en 2006, son exposition "Nature Abhors a Vaccum and All Other Housework", qu'on peut retrouver sur le site Web du musée.

Une seconde galerie a ouvert ses portes en 2008, au Théâtre Somerville, sur le Davis Square de Somerville (Massachusetts). Cette fois, la collection a été placée à proximité des toilettes des hommes et des femmes. Si l'entrée de la galerie d'origine est gratuite et ouverte au public, la seconde n'est gratuite qu'avec une entrée au théâtre. Les expositions "Bright Colors/Dark Emotions" et "Know What You Like/Paint How You Feel", ont été présentées à la galerie scolaire du Montserrat College of Art à Beverly (Massachusetts).

Le MOBA espérait "faire voyager le mauvais art" en 2008, selon Sacco. Des œuvres tirées de la collection du MOBA ont été présentées dans des musées en Virginie, à Ottawa et à New York.

Des Vols Légendaires…

L'Eileen volé

Les vols commis de deux œuvres du MOBA ont attiré l'attention des médias et accru la notoriété du musée. En 1996, la toile "Eileen" de R. Angelo Le disparut du MOBA. "Eileen" avait été récupérée dans une poubelle par Wilson et il y avait une déchirure dans la toile, effectuée au couteau, avant même que le musée en fasse l'acquisition, ce qui ajoutait "une touche dramatique à une œuvre déjà puissante", selon le MOBA.

Le musée a offert une récompense de 6,50 $ pour "Eileen" et, malgré l'augmentation de la récompense à 36,73 $ par des donateurs, l'œuvre a été portée disparue pendant plusieurs années. La police de Boston a placé le crime dans la catégorie des "autres larcins" et on a rapporté que Sacco avait affirmé qu'elle était incapable d'établir un lien entre la disparition d'"Eileen" et un hold-up notoire commis au célèbre Isabella Stewart Gardner Museum de Boston, en 1990.

En 1997, le MOBA fait aquisition d’une œuvre anonyme, présumément réalisée par un itinérant (ou seulement rapporté par lui). L’œuvre est accroché au mur pour une nouvelle exposition, mais dans la nuit précédant l’exposition la toile disparait… Elle est mystérieusement réapparue dans le musée quelques heures avant l’ouverture de l’expo, avec la signature "R. Mutt 1971". Étant donné la supercherie, le musée rejeta l’œuvre, mais la rumeur veut qu’elle eut été vendue en catimini et se soit retrouvée dans la collection personnelle d’un collectionneur allemand, pour la modique somme de 700 000 $ ! Évidemment, le MOBA dément toutes ses rumeurs, et explique qu’il s’agit seulement d’une "blague de mavais goût" venant d’un artiste suisse (ou belge?), qui se fait appeler "Real Mutt".

En 2006, dix ans après le vol d'"Eileen", le MOBA a été contacté par le voleur présumé qui exigeait une rançon de 5 000 $ pour la toile. Cette rançon n'a pas été payée, mais la toile a quand même été retournée au musée.

Critères des collections...

Malgré sa devise, « un art trop mauvais pour être ignoré », le musée applique des critères rigoureux quant aux œuvres qui seront acceptées. Selon Marie Jackson, « neuf œuvres sur dix ne sont pas retenues parce qu'elles ne sont pas assez mauvaises. Ce que l'artiste considère comme mauvais ne rencontre pas toujours nos très bas critères ». 

Comme on le mentionne dans l'introduction au Museum of Bad Art, le principal attribut d'une "œuvre d'art" acquise par le MOBA est qu'elle doit avoir fait l'objet d'une tentative sérieuse de la part d'un individu, dans le cadre d'une démarche artistique. Le manque d'habileté artistique n'est pas essentiel pour qu'une œuvre soit incluse; la peinture ou la sculpture qui est envisagée pour la collection devrait idéalement « [constituer] une image convaincante », ou, à tout le moins, nous faire nous exclamer : « Oh mon Dieu! ».

L'un des critères important pour le choix d'une toile ou d'une sculpture est qu'elle ne doit pas être ennuyante. Michael Frank affirme qu'il n'est pas intéressé à des œuvres commerciales comme "Dogs Playing Poker" : « Nous collectionnons des objets réalisés dans l'honnêteté, pour lesquels les gens ont tenté de faire de l'art jusqu'à ce que les choses tournent mal, que ce soit dans l'exécution ou dans la prémisse d'origine ». Le Montserrat College of Art a utilisé l'exposition du MOBA pour démontrer à ses étudiants que « la sincérité demeure importante et que la pureté de l'intention demeure valide ».

Le MOBA accepte des œuvres qu'il n'a pas lui-même sollicitées si elles rencontrent ses critères. Il arrive fréquemment que les curateurs prennent en considération les œuvres d'artistes qui montrent une intensité ou une émotion dans l'art qui est irréconciliable avec leur niveau d'habileté. Le musée a consacré une exposition à l'"impitoyable créativité" intitulée, « I Just Can't Stop », laquelle a fait l'objet d'un reportage à CNN. D'autres artistes sont clairement habiles, mais ont tenté des expériences qui se sont mal terminées...

Dean Nimmer, professeur au Massachusetts College of Art (aussi Directeur exécutif du Bon goût au MOBA) fait ressortir les parallèles entre les critères du Museum of Bad Art et ceux d'autres institutions: « Ils prennent pour modèle un musée des beaux-arts et appliquent le même type de critères d'acceptation pour les mauvaises œuvres …[Leurs règles] sont très similaires à celles d'une galerie ou d'un musée qui se dit que son domaine est celui des arts d'installation ou de la peinture réaliste, ou encore des œuvres abstraites postmodernes. ».

Le MOBA ne collectionne pas les œuvres réalisées par des enfants ou l'art traditionnellement perçu comme étant de moindre qualité, comme la peinture sur velours, la peinture à numéros, le "kitsch" ou l'art manufacturé (incluant l'art créé pour les touristes).

Les curateurs ne sont pas non plus intéressés par l'artisanat, comme la fabrication de tapis crochetés. Les curateurs du MOBA suggèrent qu'un « Musée du goût douteux, une Collection internationale de la pacotille ou un Trésor national de la décoration intérieure douteuse » seraient des lieux plus appropriés pour de telles œuvres.

Le Museum of Bad Art a été accusé d'être "antiart" ou d'accepter des œuvres qui était sincèrement livrées dans le but de s'en moquer. Scott Wilson insiste pourtant pour dire que les œuvres acceptées au MOBA sont une célébration de l'enthousiasme de l'artiste.

Marie Jackson a réitéré cette idée en disant : « Je crois qu'il s'agit d'un excellent encouragement pour les gens ...qui veulent créer [et] qui sont paralysés par la peur. Lorsqu'ils voient ces œuvres, ils comprennent qu'ils n'ont pas à avoir peur — ils n'ont qu'à se lancer ».

Louise Reilly Sacco abonde dans le même sens : « Si nous voulions rire de quelque chose, c'est de la communauté artistique, pas des artistes. Mais c'est un vrai musée: 10 ans, 6 000 personnes sur la liste d'envoi. C'est une reconnaissance internationale ». Les curateurs insistent: les artistes dont les œuvres sont choisies par le MOBA apprécient l'attention dont ils bénéficient c'est une formule où chacun est gagnant ; le musée y gagne une nouvelle œuvre d'art et l'artiste y gagne une diffusion muséale. Un article de 1997 paru dans le Chicago Tribune indique que des 10 à 15 artistes qui ont reconnu la paternité de leur œuvre au MOBA, aucun ne s'est montré troublé.

Le chroniqueur Cash Peters a identifié six caractéristiques communes à plusieurs des œuvres du musée :

- La première d'entre elle est que les artistes du MOBA sont incapables de rendre les mains et les pieds et camouflent le problème en allongeant les bras jusqu'à l'extérieur de la toile, en les cachant avec de longues manches, ou en mettant des souliers sur les pieds alors que les circonstances ne s'y prêtent pas.

- Deuxièmement, Peters compare les artistes Rembrandt et J.M.W. Turner, maîtres du paysages qui "pouvaient probablement peindre les yeux fermés", aux artistes du MOBA qui ont probablement effectivement peint les yeux fermés; les ciels sont souvent peints d'une couleur autre que le bleu, la flore est créé sans aucune référence à un organisme existant et la faune semble si petite en arrière-plan qu'il est impossible de distinguer à quelle espèce elle appartient.

- Troisièmement, les artistes du MOBA appliquent les règles de la perspective de façon incohérente, que ce soit d'une toile à l'autre ou à l'intérieur d'une seule et même toile.

- La quatrième observation de Peters porte sur les difficultés que semblent éprouver les artistes du MOBA à rendre les nez: il écrit que les tentatives de rendu des nez ont souvent été si nombreuses que l'œuvre en acquière une troisième dimension, en raison des nombreuses couches de peinture.

- Cinquièmement, les mauvais artistes ont une prédilection pour les "divers médiums": dans le doute, ils collent des plumes, des brillants ou de cheveux à leur œuvre. Enfin, Peters suggère que les artistes savent que leur œuvre est mauvaise, mais semblent croire que la pièce peut être sauvée en ajoutant un singe ou un caniche à la composition.

Selon le curateur Michael Frank, les œuvres du MOBA sont très similaires à l'"Art Brut". Depuis la fin de 2008, le MOBA tente l'expérience d'offrir au public la possibilité de donner un titre et une description à certaines œuvres. Selon le personnel du curateur, certaines œuvres sont si intrigantes qu'une simple interprétation artistique ne suffit pas: elles doivent véritablement être "interprétées". La "Collection des interprètes invités" (Guest Interpratator's Collection) est une invitation lancée aux visiteurs du MOBA à inclure leurs réflexions sur les œuvres d'art qui les inspirent. Un concours permet de choisir la meilleure analyse et l'une d'entre elle est affichée tous les deux mois.

Les réactions à l'ouverture et au succès constant du MOBA sont, en partie, évocatrices de la manière avec laquelle l'art est traité par la société. Les œuvres du MOBA ont été décrites comme "involontairement hilarantes", à l'instar des atroces films d'Ed Wood. Les visiteurs, et même le personnel du MOBA, éclatent souvent de rire devant les expositions. Dans "Gullible's Travels", Cash Peters oppose ce comportement à celui qui est habituellement attendu de la part des visiteurs de galerie comme le Getty Center, en Californie du Sud ; même si les visiteurs du Getty trouvent les œuvres exposées tout aussi hilarantes, ils seraient sans doute mis à la porte s'ils le montraient.

Deborah Solomon, dans le New York Times Magazine, estime que le succès du MOBA est le reflet d'une tendance en art moderne présente chez les artistes et le public. L'arrivée de l'abstraction et de l'art moderne au début du XXe siècle a fait de l'appréciation de l'art une tâche plus ésotérique et moins accessible pour la plupart des gens. Cela montre que "le public américain … pense que les musées sont des endroits intimidants, dirigés part des experts aux goûts et aux rituels paraissant aussi mystérieux que ceux des prêtres byzantins.". Selon elle, le "mal-art" est en vogue en tant que mouvement qui rejette cet antisentimentalisme qui, à l'orgine, a manifesté un dédain pour des artistes tels que Norman Rockwell ou Gustave Moreau.

Le Museum of Bad Art est mentionné dans des centaines de publications internationales, de même que dans les guides touristiques de la région de Boston qui suggèrent des visites à l'extérieur des sentiers battus. Il a inspiré des collections et des événements similaires en Ohio, à Seattle et en Australie.

Un professeur de l'Université de Boston a partagé ses réflexions : "Le lieu où se trouve le musée et sa collection suggèrent un engagement envers l'abject et une croyance dans la force et la puissance des effets marginalisés de la culture. Ma visite m'a aussi rappelé que je dois passer chercher du nettoyant pour toilettes en retournant chez moi!".

En 2006, Louise Reilly Sacco a participé à une table ronde portant sur les normes de la beauté et de la laideur dans l'art, en compagnie de sommités des arts et de l'architecture, dont les résultats ont été publiés dans Architecture Boston. Elle y fait remarquer que les professeurs amènent des étudiants en art de l'école secondaire au MOBA, puis au Musée des Beaux-arts de Boston. Elle observe que "le MOBA donne aux jeunes la liberté de se moquer et de pointer du doigt, d'avoir leur propres opinions et de discuter. Ils transportent ensuite cette expérience au musée des beaux-arts, où ils auraient pu se sentir intimidés ... Il est possible que la laideur …nous libère".


Sacco croit que l'extrême laideur est plus frappante que la beauté extrême et qu'elle force une réflexion plus approfondie sur ce qui est mauvais ou déplacé. Elle lie la rigidité de ce jugement sur ce qui ne se conforme pas à la beauté à l'intolérance pour les imperfections physiques chez les gens. Elle note que cette rigidité conduit parfois les parents à "réparer" ce qui est perçu comme un défaut dans le visage d'un enfant afin d'éviter qu'il en souffre plus tard dans sa vie.

Jason Kaufman, un professeur de sociologie de la culture à Harvard, a écrit que le MOBA fait partie d'une tendance sociale qu'il appelle "annoyism" ("dérangisme") dans laquelle des médias de masse font la promotion de performances et d'artistes qui mélangent le volontairement mauvais à l'intelligent. Le Museum of Bad Art incarne cette tendance et son objectif central de se moquer du jugement du système grâce auquel les gens distinguent ce qui est mauvais de ce qui ne l'est pas. Pour Kaufman, "toute la beauté du MOBA réside dans sa façon d'affaiblir les critères esthétiques sous plusieurs angles. Amy Levin, dans une description de la formation de l'histoire et de la culture américaines par les petits musées, suggère que le MOBA est une parodie de l'art lui-même.

Le Museum of Bad Art a été utilisé dans des recherches universitaires comme norme de référence pour le spectaculairement horrible. Dans l'une de ces études, publiée dans "Perspectives on Psychological Science", des chercheurs ont testé la cohérence des réponses chez des individus à qui l'on avait demandé de porter un jugement "instinctif", comparativement à d'autres qui ont fourni des réponses conscientes et raisonnées, sur une échelle à deux pôles allant de "très attrayant" à "très repoussant".

La recherche a montré que ceux qui faisaient preuve d'un raisonnement conscient n'étaient ni plus justes, ni plus cohérents dans leurs évaluations. Les participants à l'étude ont identifié et évalué l'art présenté au MoMA comme étant de meilleure qualité, mais ceux qui ont utilisé un raisonnement conscient n'ont pas trouvé l'art présenté dans ce musée plus attrayant que ceux qui l'ont évalué instinctivement. De plus, les évaluateurs conscients n'ont pas jugé les œuvres du MOBA aussi repoussantes que ceux qui ont géréré des réponses plus rapides. L'étude a conclu que les gens qui posent des jugements rapides sont plus cohérents, sans que la justesse de ces jugements soit affectée.

Dans une autre étude, publiée dans "British Journal of Psychology", des chercheurs ont testé les perceptions de l'équilibre dans la composition d'œuvres d'art de différente qualité chez les sujets. Quinze paires d'œuvres, choisies pour moitié dans ArtCyclopedia, réalisées par des artistes tels que Paul Gauguin, Georgia O'Keeffe et Georges Pierre Seurat et, pour l'autre moitié, parmi des artistes du MOBA tels que Doug Caderette, Inconnu et D. Alix, ont été montrées aux participants.

Dans chaque cas, un objet de la toile avait été déplacé verticalement ou horizontalement et on a demandé aux participants d'identifier l'original. Les chercheurs avaient formulé l'hypothèse que les répondants identifieraient plus aisément l'équilibre et la composition dans les chefs-d'œuvre traditionnels et qu'ils décéleraient un plus grand changement de qualité quand les objets seraient déplacés sur les œuvres du MOBA. L'étude a cependant conclu que l'équilibre seul ne définissait pas la qualité de l'art pour les participants et que ceux-ci étaient davantage susceptibles de percevoir l'œuvre d'origine comme étant plus équilibrée que la version modifiée, sans pour autant nécessairement considérer que l'art traditionnel est significativement mieux composé et équilibré que les œuvres du MOBA.

Garen Daly, un fan du MOBA (siégeant sur plusieurs conseils des arts de la région de Boston) a raconté qu'il avait participe à de nombreux vernissages, et que c'était chaque fois un événement hors du commun. Surtout dans le milieu sérieux des arts Non seulement le Museum of Bad Art propose-t-il un coup d'œil différent, et une collection hors-norme, mais en plus, au lieu de servir, vins et fromages aux visiteurs comme ont le fait habituellement, MOBA offre à ses invités du Kool-Aid, des Fluffer Nutters et des Cheese Puffs !"

Allez vous chercher des friandises, et jeter un coup d'oeil par ici !