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lundi 1 septembre 2014

"INSTRUCTION"


INSTRUCTION 
3 septembre au 30 septembre 2014
Vernissage jeudi le 4 septembre de 17h à 23h
USINE 106U
160 Roy E.

L’USINE 106U vous invite au vernissage de la magnifique exposition "INSTRUCTION" présentant le travail de 32 artistes visuels: Mark Prent, Eric Braün, Winky, Jean-Martin (Raven), Mimi Traillette, Ectoplasm, René Donais, Daniel Erban, Xavier Landry, Sébastien Forest, Claude Bolduc, Away, Cathou Lemire, Nancy Ogilvie, Yves Milet-Desfougeres, Martin Tremblay, Majka Kwiatowska, Nicolas Durand, Jean-Paul Labelle, Violyne, Tina Haché-Lacombe, René Bellefeuille, Joel Proulx Bouffard, Isabelle Morin Beaudoin, Nico Holzmann, Mahu, Talou, PMKN, Mike Roberge, Cara L Cole, Vince Pontarelli et Patrick Cady.

Peintures hallucinogènes, oeuvres textiles, sculptures cinétiques inquiétantes, gravures érotiques, dessins originaux, toutous trash, bijoux surréalistes et autres curiosités fascinantes investiront massivement les lieux.

L’exposition se tiendra à l’USINE 106U, au 160 Roy E. du 3 septembre au 30 septembre 2014 et le vernissage aura lieu le jeudi le 4 septembre de 17h à 23h. Les heures d’ouverture sont du samedi au mercredi de 12h à 18h et les jeudis et vendredis, de 12h à 21h.

Samedis B.D. Underground-Soirées Expérimentales

Samedi 30 aout 2014
de midi a 23h
USINE 106U
160 Roy E.
514-728-9349

L'USINE 106U est heureuse de vous inviter aux samedis B.D. Underground-Soirées Expérimentales. En apres-midi, de midi a 19h, venez acheter des B.D. locales, faire dédicacer vos albums et assister (et participer!) a un comic-jam en compagnie des principaux bédéistes montréalais. Ensuite, de 19h a 23h, les soirées Expérimentales prennent la releve avec improvisations musicales et séance de cadavre-exquis. Tous les samedis, au 160 Roy E.

Contact: Eric Braün (514)728-9349
usine106u@gmail.com

Partenaire de : ratsdeville - le webzine de la diversité en arts visuels

jeudi 7 août 2014

CANZINE 2014 !


Voici venir le plus grand festival de fanzines au Canada! Le « CANZINE »! Événement incontournable dans le monde merveilleux du "zine", proposé par "Broken Pencil".

Créateurs, éditeurs et diffuseurs indépendants de graph’zines, art’zines, Bd’zines, se donnent rendez-vous à cet événement, qui se déroulera cet année dans trois grandes villes canadiennes : Toronto Vancouver et Winnipeg! 

CALENDRIER DU CANZINE 2014 :

"Canzine Central" (Winnipeg) aura lieu le samedi 25 Octobre 2014, de midi à 19 heures, à l'Université de Winnipeg, Lockhart Hall, entrée sur avenue Ellice 

"Canzine Toronto" aura lieu le samedi 1er Novembre 2014, treize heures-19 heures, au 918 Bathurst à Toronto

"Canzine West" (Vancouver) aura lieu le Samedi 8 Novembre 2014, 1-7pm, au , Goldcorp Centre for the Arts, 149, rue West Hastings Ouest.

INSCRIPTIONS : 

Les inscriptions pour CANZINE 2014 sont ouvertes!

Vous pouvez faire une demande pour obtenir une table ou un kiosque. Sinon vous pouvez soumettre votre zine au concours « CANZINE TORONTO DIY-RAMA CONTEST » et figurer parmi les finalistes!

Les Tables et kiosques de Canzine sont uniquement pour les éditeurs de fanzines, bandes dessinées, graph’zine, livres illustrés, affiches et autres formes d'expression littéraire indépendant. En raison de l’espace limité, Canzine n’offre aps de tables pour de l'artisanat, des vêtements, de la nourriture ou d'autres types de produits. En raison de ces mêmes contraintes d'espace, les éditeurs ne peuvent s'inscrire qu’à une seule table, s'il vous plaît, même s'ils publient ou représentent plusieurs titres. (Si vous tombez en dehors de la catégorie "éditeur indépendant", ou si vous avez besoin de plus d'espace, écrivez à canzine@brokenpencil.com pour obtenir des renseignements).

INFORMATIONS  :

Pour vous tenir au courant des événements et autres informations concernant Canzine, consultez la page web de BROKENPENCIL

Canzine est un événement organize par le Magasine culturel : « Broken Pencil » (The Magazine of Zine Culture and the Independent Arts).

Pour en savoir plus au sujet de Canzine, c’est par ici : CANZINE

La "ContreBande" est fière de s’associer à Canzine, en tant que participant, promoteur et diffuseur
C'est un rendez-vous !

mardi 5 août 2014

LES PIONNIERS DE LA BANDE DESSINÉE...

"Polly & her Pals" par Cliff Sterett

On voudrait voir le plus vieil ancêtre de la bande-dessinée rattaché aux peintures rupestres ou aux bas reliefs et hiéroglyphes des temples égyptiens, aux codex précolombiens ou encore aux "Biblia Pauperum" de la fin du Moyen Âge, mais au détriment d’y voir parfois quelques apparentés, la bande-dessinée, à proprement dit, est apparue bien plus tard.

"Biblia Pauperum"

À cette liste d’ancêtres potentiels il faudrait encore ajouter la Tapisserie de Bayeux, le Rouleau de Josée de la bibliothèque vaticane, les frises du Parthénon à Athènes, la colonne Trajane à Rome, les bas reliefs du temple d'Angkor au Cambodge, sinon les 182 collages de Max Ernst "Une Semaine de Bonté"… et quoi encore ?!

frises du Parthénon à Athènes

Cette vision d'un grand courant artistique qui prétendument parcourerait l’histoire de l’art pour donner ses lettres de noblesse à la bande dessinée est de moins en moins retenue depuis la mise en avant de la "bande dessinée", en tant que "neuvième art"!

"La bande dessinée est un art à la croisée de l’écriture littéraire et de l’écriture graphique"

C’est la vision de l’inventeur de la bande dessinée Rodolphe Töpffer : « Ce petit livre est d’une nature mixte. Il se compose de dessins autographiés au trait. Chacun des dessins est accompagné d'une ou deux lignes de texte. Les dessins, sans le texte, n’auraient qu’une signification obscure ; le texte, sans les dessins, ne signifierait rien. Le tout ensemble forme une sorte de roman d’autant plus original qu’il ne ressemble pas mieux à un roman qu’à autre chose. »

Ce que R. Töpffer appellera "Littérature en estampes" dans son « Essai de Physiognomonie » et que Will Eisner dénommait : "Sequential Art", ou "Visual Narrative", donc en somme la BD c’est de la "Narration visuelle".
page réalisée par Rodolphe Töpffer

Comme l’expliquera plus tard Walter Boralis, grand spécialiste de l’histoire du livre et de l’édition des imagiers : « ces références artistiques ont toutes en commun la volonté de raconter une histoire. La bande dessinée se sert du dessin, de l’illustration, de tout ce qui est du domaine des arts graphiques pour parvenir à raconter une histoire ; c'est-à-dire un peu comme le fera le cinéma, raconter une histoire à l’aide d’images, de textes, de dialogue et d’effets spéciaux… »

Si la bande dessinée n'est que graphique regroupant texte et dessin, le texte doit s’inscrire obligatoirement sous une forme graphique dans le dessin au sein d’une bulle : selon H. Filippini, « la bande dessinée est une suite de dessins contant une histoire ; les personnages s’y expriment par des textes inscrits dans des bulles. »

Cette définition rejette les auteurs de bandes dessinées appelées alors "histoires en images" comme les Français J-P. Pinchon (Bécassine), Louis Forton (Les Pieds nickelés et Bibi Fricotin), le Néerlandais Marten Toonder (Tom Poes/Tom Pouce), les Américains Rudolph Dirks (Katzenjammer Kids/Pim Pam Poum) et Gustave Verbeek (Upside-downs/Sans dessus-dessous). Cette définition rejette aussi, peut être moins catégoriquement, les bandes dessinées sans texte comme celles de l'Américain Otto Soglow (Little King/Le Petit Roi) qui en 1975 ne comportaient toujours pas de texte.

Les spécialistes de la bande dessinée défendent avec de moins en moins de vigueur cette deuxième vision restrictive de la bande dessinée, même H. Filippini intègre tous les auteurs cités ci-dessus dans son Dictionnaire de la bande dessinée (cf. bibliographie). La définition donnée par W. Boralis semble la plus exacte puisque comme pour le cinéma, qui inclue le muet, le parlant, le noir et blanc ou le couleur, etc… La bande-dessinée englobe tous les genres de BDs.

Depuis les premiers balbutiements de la BD, il y a eu autant de mépris que d’admiration pour cette nouvelle forme d’art ; cette sous catégorie de l’art, dessins grotesques, art de second ordre, la « BD » est maintenant considérée comme un genre à part entière au sein de l’univers de l'art contemporain.

La popularité de la BD commence avec des albums illustrés en Europe (en France, Suisse, Allemagne et Italie) et en Amérique avec les « comic strips ». La BD abordera tous les genres : humour, SF, horreur, sentimental, etc… Et enfin, de plus en plus d’artistes s’intéresseront à la BD et vice et versa… Et les bédéistes réaliseront de plus en plus d’œuvres soignées sur le plan uniquement esthétique. De fait, de plus en plus de bédéistes ne se préoccuperont plus vraiment de raconter à tout prix « une histoire » mais réaliseront des œuvres résultantes d’une démarche artistique.

Conséquemment, la BD devient un art, et à mesure que nous en avons fait un art respecté et reconnu, aussitôt les intéressés se sont retourné vers les sources, sont remonté aux racines et on revisité l’œuvres des pionniers.

À ses premières heures la BD a connue de véritables maitres, des innovateurs sur le plan du dessin, de l’illustration, de la mise en page, du scénario, de la mise en scène, de l’art du punch… Des idées qui ont inspiré, à leur époque, autant de comédiens, d’humoristes, de scénaristes… On remarque alors aussi, la considérable influence qu’a pu avoir la BD sur d’autre forme d’art, sur le cinéma, la radio, la télé, le spectacle… On remarque encore que la BD est intimement lié à la pensée, à l’humour, à la morale, et plusieurs autres aspects psycho-social ; car la BD est une amie du public, son complice, l’écho de sa pensée, ou une invitation à réfléchir… Cela peut même être un moyen de glisser des promos ou des idéologies à la douce, en catimini, en visant un public cible.

Il faut sans doute chercher les racines de la BD déviante, et underground du côté des illustrations et BD trouvés dans les magazines de pornographie, qui sont trop peu mentionnés, certainement consommés en secret à leur époque (et souvent des dessins anonymes), mais certainement une source d'inspiration importante pour les bédéistes versé dans la grivoiserie...


En vérité, une véritable initiation à la Bande-dessinée réclame un plongeon dans l’univers des bédéistes des premières heures. Les pionniers de la bande-dessinées se partage un univers débordant d’idées, ils ouvrent les portes sur de multiples nouveaux univers, et ils n’en soupçonnent pas encore toutes les avenues, mais ils sont les premiers grands défricheurs et leur talent, leur inventivité débordante surprend, étonne, fascine, et impose respect.


À LA RENCONTRE DES PIONNIERS DE LA BD...

Rodolphe Töpffer artiste suisse né à Genève en 1799 et mort dans cette même ville en 1846, était pédagogue, écrivain, politicien et auteur de bande dessinée. Töpffe est considéré comme le créateur et le premier théoricien de la bande-dessinée.

Selon W. Boralis, Töpffer s’inspira des dessins satiriques de William Hogarth, de l’art des caricatures de la renaissance italienne et des images d’Épinal. Toujours selon Boralis, Töpffer serait le premier dessinateur qui se préoccupa de raconter des histoires avec ses dessins en se souciant peu de savoir si cela était de l’art. Töpffer, tout comme William Hogarth qu’il admirait, cherchait surtout à faire des critiques satiriques ou illustrer des scènes cocasses...

Tout de même, l'histoire de la bande dessinée s’amorce avec l’œuvre de Töpffer, et il est le grand coupable de la saga de la bande dessinée américaine et de ses fameux "comics". Cette histoire là commence en 1842 avec la traduction d'une œuvre de Töpffer : "The Adventures of Obadiah Oldbuck". (pour  voir l'original, cliquez sur le titre).


Des artistes locaux s'emparent par la suite de ce nouveau média et créent les premières bandes dessinées américaines. La fièvre du « comics » déferlera sur toute l’Amérique, et se fera des adeptes partout...

C'est le développement de la presse quotidienne qui permet à celle-ci de toucher un lectorat important avec les comic strips.

En France, En 1905, les éditions Henri Gautier, devenues Gautier-Languereau, présentent "La Semaine de Suzette", où débuta la bretonne "Bécassine" sous le crayon de Joseph Pinchon, et qui disparaîtra en 1960.

En 1903, les frères frères Charles, Georges, Maurice, Nathan et Villefranche Offenstadt, éditeurs de romans égrillards et de revues militaires, avaient commencé à publier « L'Illustré”, vendu cinq centimes, à l'époque. Le journal prendra le nom de : "Le Petit Illustré", en 1906, et publiera de plus en plus de bande-dessinée. Entraînés par le succès de ce dernier hebdomadaire, les Offenstadt créent plusieurs autres journaux pour la jeunesse, dont le plus connu fut "L'Épatant", sortit dès 1908, journal qui proposait, entre autres, les aventures des "Pieds Nickelés" de Louis Forton, déjà présentes lors du deuxième numéro.


Ces premières années sont celles de la mise en place de codes canoniques de la bande dessinée (personnage récurrent, héros, cadrages, bulles, onomatopées, etc.) et des premiers genres (comics, family strips, récits d'aventures).




Il semble que la première bande dessinée ayant fait usage de "bulles" soit "Little Nemo" de Winsor McCay, qui se serait inspiré des phylactères (moyen graphique semblable à une petite banderole, sur laquelle se déploient les paroles prononcées par le personnage que l’on représente).


Les bulles apparaissent du côté de la BD française avec les aventures de "Sam et Sap" dessinées par Rose Candide, en 1908 et seront presque aussitôt utilisées par Louis Forton pour sa série Les Pieds Nickelés.


Après la 1ère guerre, la bande dessinée et les comics gagnent en popularité. Cette forme d’art populaire rejoint les jeunes comme les vieux. Son public s’élargit, car elle en devient de plus en plus complice et aussi s’adonne à de plus en plus de genres différents. Mais encore... L’univers de la BD propose de s’attacher à des personnages sympathiques, et certains feront pratiquement partit du quotidien. Des personnages des comics acquerront une célébrité nationale et feront l'objet d'adaptation trans-médiatiques (dessins-animés, théatre, cinéma…) tandis que les journaux se livrent un combat féroce pour avoir les auteurs les plus populaires.


La seconde évolution majeure est celle du comic book, en 1934, qui permet la diffusion de bande dessinée (d'abord des rééditions de comic strips) dans des supports dédiés. En 1938, lorsque "Superman" apparaît dans un de ces comic books, commence ce qui est appelé communément l'« âge d'or des comics ». Durant les années de la 2ème guerre, les super-héros et le genre animalier sont les genres les plus populaires.


Suite au déclin des super-héros, de nouveaux genres se développent (western, romance, science-fiction, etc.) et touchent un lectorat toujours plus important. Au début des années 1950, avec l'émergence de la télévision, la vente de comic books commence à décliner. Parallèlement, ils subissent de nombreuses attaques quant à leur prétendue nocivité pour la jeunesse. L'instauration de la "Comics Code Authority" fait disparaître certaines séries policières et d'horreur incriminées. Les comic strips ne sont pas visés par ces attaques, de même que les magazines.

En Amérique c’est la nouvelle vague, avec des nouveaux créateurs comme  Fred Neher, Roy Crane, Edgar P. Jacobs, George Lichty, Chon Day, Basil Wolverton, Alex Raymond ou Rob-Vel...

"Willy-Yum" de Fred Neher

Du côté du dessin animé c’est l’époque glorieuse de Tex Avery. En Europe, ce sera "Tintin" de Hergé. Unique, incomparable, incontournable...


En Amérique, les générations de nouveaux talents se succèderont en renouvelant toujours les idées, en allant toujours plus loin, sur tout les plans, quelque soit les genres. L’humour se fera de plus en plus sulfureuse, la SF se fera plus éloquente, avec des illustrations d’avantage psychédélique ou suggestive, la BD fantastique osera toutes sortes de transgressions, et se surpassera dans tous les domaines de l’horreur, et enfin les héros de la BD prendrons de plus en plus des personnages ayant d’avantage de profondeur, capable de scène dramatique, comiques ou d’action… De fait, plus que jamais auparavant, la BD inspire le cinéma et le cinéma nourrit l’imagination des bédéistes. C’est l’époque des Jerry Siegel, Martin Nodell, Bob Kane, Harry Lampert, Jack Kirby, Will Eisner, Irwin Caplan ! La BD devient une lecture absolument populaire après la 2ème guerre, et dorénavant les éditeurs traiteront les bédéistes au même titre que n’importe lequel auteur.

"Batman" par Bob Kane

En Amérique, le grand tournant d’après guerre s’opère avec des maitres incontournables comme William Elder, Charles Schulz, Harvey Kurtzman, Wally Wood...

Harvey Kurtzman, dans le magasine "Mad"

En Europe, plus précisément en France, la nouvelle vague est amorcé par Morris, Jean Graton, et Franquin. Suivront Uderzo, Peyo et compagnie...

La BD Underground nait avec les mouvements contestataires des années ’50, le mouvement hippie des années ’60, et connait une véritable explosion à partir de mai 68. Aux États-Unis, c’est Georges Herriman et Robert Crumb qui ouvrent le bal... En Europe, l’underground de la BD nait dans le journal Hara-Kiri et l'Hebdo Hara-Kiri.



Aujourd'hui plusieurs nouveaux artistes, illustrateurs, bédéistes graphistes, de tous les horizons, se savent redevables des bédéistes qui les ont précédés, ces pionniers, défricheurs et instigateurs du "9ème art"... L'histoire de la BD suit son court et toujours plus elle sait honorer ses racines et reconnaitre ses maîtres.

LISTES DES PIONNIERS DE LA "BD"
(liste à consulter)









Albert Uderzo, (1927)
Félix the Cat, Otto Messmer

dimanche 3 août 2014

GEORGE HERRIMAN


George Joseph Herriman (né le 22 août 1880 à La Nouvelle-Orléans et mort le 25 avril 1944) est un auteur de bande dessinée américain, créateur de "Krazy Kat".

George Herriman est issu d'une famille "mulâtre" de La Nouvelle-Orléans. Son père George Herriman Jr. a des origines françaises et africaines-américaines par son père et cubaines par sa mère.

Sa mère Clara Morel est également une métisse. Plus tard, ses collègues le croient d'origine grecque, ce qu'il ne nie pas. Selon ses amis proches, il portait en permanence un chapeau afin de dissimuler ses cheveux frisés. Son certificat de décès le définit comme "caucasien" né de parents français, sa fille cherchant à perpétuer la fiction.


À dix ans, Herriman suit ses parents à Los Angeles, comme le faisaient alors les créoles aisés fuyant les lois Jim Crow de Louisiane. À dix-sept ans, il débute au Los Angeles Herald comme illustrateur et graveur. Les années suivantes, il accumule les travaux alimentaires : illustrations, gags, et quelques premiers comic strips ("Major Ozone", "Musical Mose", "Acrobatic Archie", "Professer Otto and his Auto", "Two Jolly Jackies", etc.) dont la qualité ne dépasse pas celles des autres productions moyennes de l'époque. Arrivé à New York il travaille au World de Pulitzer, puis après quelques mois au Daily News, il est recruté par Rudolph Block en tant que dessinateur sportif au New York Journal.


Goosebury Sprig, en 1909, annonce la créativité et le sens de l'humour teinté de poésie qui rendront célèbre Herriman. L'année suivante, il commence "The Dingbat Family". Le 26 juillet 1910, dans un strip de bas de page accompagnant cette série, Herriman fait apparaître les précurseurs de "Krazy et Ignatz".

En 1913, l'auteur donne leur indépendance au chat et à la souris en créant "Krazy Kat and Ignatz", vite renommé en "Krazy Kat". Herriman poursuit The Dingbat Family jusqu'en 1916 et dessine de 1916 à 1919 Baron Bean. Dans les années 1920, il illustre les recueils des "Archy and mehitabel" de Don Marquis. Ce n'est qu'en 1932 qu'il se consacre exclusivement à sa série-phare.

Krazy Kat le rend célèbre...


Dès les années 1920, le strip est très populaire : on en tire des produits dérivés (dont un ballet jazz en 1922), la critique l'acclame. Avec le temps, cette popularité s'émousse, l'époque devenant moins sensible à ces histoires non-sensiques. Cependant, Krazy Kat garde des admirateurs inconditionnels parmi les esthètes, comme le critique Gilbert Seldes, le poète E. E. Cummings ou William Randolph Hearst, son éditeur, qui soutient Herriman jusqu'à sa mort. Après celle-ci, contrairement à la tradition, la série n'est reprise par aucun auteur, Hearst estimant que personne ne pouvait remplacer son créateur.


Voyez nos pages concernant George Herriman !


vendredi 1 août 2014

« THE COMPLETE ZAP COMIX » !


L’ÉVÉNEMENT DE L’ÉTÉ 2014 : LA RÉÉDITIONS DE L’ŒUVRE COMPLÈTE DE CRUMB EN PRÉ-VENTE !!! 

« THE COMPLETE ZAP COMIX »
aux éditions Fantagraphics
(sortie officielle prévue pour octobre 2014)

Un coffret de Collection, réalisé par Sonia Lei, commenté par Victor Moscoso, Spain Rodriguez, S Clay Wilson, Robert Williams, Robert Crumb, Rick Griffin, Paul Mavrides, Gilbert Shelton...

Ce coffret de luxe, The Complete Zap Comix, conçu spécialement pour les fans de Crumb risque de ravir fortement les collectionneurs. The Complete Zap Comix, a été réalisé avec beaucoup de soin, un coffret de luxe somptueux (créé tout spécialement pour cette édition limitée), et une rétrospective absolument parfaite de l’œuvre complète de Crumb, ainsi que de nombreux inédits. Le coffret comprend l’œuvre complète en 5 albums, plus un album « portefolio », en tout, 920 pages!

Ce coffret de luxe, rétrospective inespérée de Crumb, ne sera disponible qu’à partir du mois d’octobre 2014, mais Fantagraphics vient de nous annoncer qu’elle propose une « pré-vente » à rabais pour seulement 500$ ; ici : The Complete Zap Comix

lundi 28 juillet 2014

LE LOGO DE "LA CONTREBANDE" !!!


Conçu expressément et tout spécialement par l’artiste Zêd Kasimîr, voici le premier et tout nouveau “Logo” de la ContreBande, !!! Wooooaaaa !

mardi 22 juillet 2014

ÉVÉNEMENT : LE RETOUR DE « THE UNICORNS » !


Un retour inespéré ! « Pop Montréal » accueillera la formation culte cet automne...

Il y a eu les rumeurs, puis les démentis, puis encore plus de rumeurs, et enfin, des confirmations. Lundi matin, le festival de musique émergente Pop Montréal a annoncé la participation à sa programmation 2014 du groupe culte The Unicorns. Il s’agit pour l’instant du seul spectacle du groupe prévu au Canada.

Formé en l’an 2000, The Unicorns avait marqué la scène musicale de la métropole comme peu d’autres. L’album "Who Will Cut Our Hair When We’re Gone ?", paru en octobre 2003, a donné au groupe des hordes d’adeptes un peu partout dans le monde et a contribué à faire de la métropole québécoise un centre musical névralgique au début de la décennie 2000.


Le groupe a déjà annoncé plus tôt cet été des dates de concert en août en accompagnement d’Arcade Fire, aux États-Unis, en Californie et à New York.

En 2004, peu avant de se séparer, le groupe faisait paraître un EP intitulé "2014". Il n’en fallait pas plus pour alimenter la machine à spéculation et laisser croire à une réunion pour cette année là. « Le timing était bon, confirme Daniel Seligman, directeur artistique et cofondateur du festival. Lorsque les gars ont enregistré l’EP 2014, en 2004, ça semblait si loin… »

Pour Daniel Seligman, qui connaît bien le groupe pour avoir été leur gérant, il était impensable que les trois membres — Nick Diamonds, Alden Ginger et J’aime Tambour — ne s’arrêtent pas à Montréal, ville qui avait permis au groupe d’éclore. « Il a fallu se montrer convaincants, mais The Unicorns ne pouvaient pas se reformer seulement pour jouer en première partie d’un autre groupe, quelques dates aux États-Unis, commente-t-il. Ils devaient absolument jouer ici, c’est leur ville. Ils ont une relation spéciale avec le festival, donc ça tombait sous le sens. Nous pensons que ce spectacle attirera beaucoup de monde, comme c’est exclusif, au Canada. C’est aussi une façon pour une nouvelle génération de découvrir le groupe. »

Daniel Seligman ajoute qu’il ignore si ce concert doit être vu comme une première étape vers une réunification permanente, ou encore si d’autres concerts seront prévus.

Depuis la séparation, les membres ont fait éclore différents projets musicaux. Le leader Nick Diamonds a fondé le groupe "Islands" avec J’aime Tambour, alors que Alden Ginger a mis sur pied le groupe "Clues".

The Unicorns étaient connus pour leurs concerts imprévisibles et décalés. Ils occuperont la scène du Métropolis le 21 septembre. Pop Montréal se déroulera cette année du 17 au 21 septembre.

Woooaaaa! 
Et, voici trois clips en guise de petit "avant gout" :



samedi 12 juillet 2014

LA CARMAGNOLE, ÇA S'EN VIENT !!!


Carmagnole, c’est un évènement inimitable qui renoue avec les origines du carnaval tout en déballant son esprit révolutionnaire et résolument alternatif.

Un public costumé, initié à l’inversion des rôles sociaux, devient l’acteur d’un grand théâtre à ciel ouvert. Une expérience familiale unique, amenant la magie au cœur de la nature et les zurbains hors de leurs murs...

Un rassemblement qui permet l’échange artistique, social, communautaire et écologique, dans un environnement chaleureux et festif. Avec une programmation et des activités de FEU !

Maintenant 3 jours de Carnaval à la demande générale!!

Soit les 22, 23 et 24 Août 2014
Profitez dès maintenant de la prévente des billets à 50$ !


Pour de plus amples informations, c’est par ici : Carmagnole

L’affiche de la Carmagnole !!!
Réalisation : Caro Caron

Offrez-vous une des superbes affiches (sérigraphiées par Maggy Flynn et Bertrand Boisvert) du carnaval Carmagnole ; signée et numérotée par Caro Caron! 20$ seulement ! 
Disponible en version "vert et jaune" ou "rouge et bleu pâle"

vendredi 11 juillet 2014

LES 25 MEILLEURES BD DE L’ÉTÉ 2014 !!!

en-silence_audrey-spiry
illustration tirée de " En silence", d’Audrey Spiry

LES 25 MEILLEURES BD DE L’ÉTÉ 2014 !!!

Ok... Évidemment, ça se comprend, et vous avez bien raison... C’est l’été, les vacances, y fait beau, y fait chaud, le monde est beau ; alors vous n’avez pas vraiment envie de vous mettre à suivre un blog. Très certainement, c’est une bonne idée de prendre une pause d’écran et d’ondes électromagnétiques.

Mais cela ne veux pas dire, mettre de côté la culture! Et, encore moins, le plaisir de se divertir avec de la bande-dessinée!

La bande-dessinée, c’est tellement parfait pour les vacances. Ça de prête tout autant à journées ensoleillées qu’aux jours de pluies. Et surtout, ça nous prévient de l’ennui.
Alors voilà... La ContreBande vous propose, ici, les 25 Bandes-Dessinées de l’Été 2014 :

1- VIL ET MISÉRABLE, de Samuel Cantin, (Pow Pow)
2- CHRONIQUES DU CENTRE-SUD, de Richard Suicide, (Pow Pow)
3- CRÈVE SAUCISSE, de Simon Hureau, Pascal Rabaté, (Futuropolis)
4- IN GOD WE TRUST, de Winshluss, (Les Requins Marteaux)
5- SOUVENIRS DE L’EMPIRE DE L’ATOME, d’A. Clérisse et T. Smolderen (Dargaud)
6- LES DEUXIÈMES, de Zviane
7- TIBONOM, de Billy Mavreas, (Trip)
8- BIG QUESTIONS, d’Anders Nilsen (L’Association)
9- L’ENTREVUE, de Manuele Fior (Futuropolis)
10- TYLER CROSS, de Fabien Nury, (Dargaud)
11- COME PRIMA, d’Alfred, (Delcourt)
12- MAUVAIS GENRE, de Chloé Cruchaudet (Delcourt)
13- DOCTEUR RADAR, de Bezian, Simsolo (Glénat)
14- LA MONDAINE, de Jordi Lafebre et Benoît Zidrou, (Dargaud)
15- LES VIEUX FOURNEAUX : Ceux qui restent – Tome 1, de P. Cauuet et W. Lupano, (Dargaud)
16- ALBERT THÉIÈRE, de Matthieu Goyer, (Ta Mère)
17- J’AIME LES FILLES, de Diane Obomsawin (Obom), (L’Oie de Cravan)
18- PAUL EN APPARTEMENT, de Michel Rabagliati
19- VAPOR, de Max, (L’Apocalypse)
20- NICOLAS, de Pascal Girard (Drawn & Quartely)
21- MICROCOSME, de Manu Larcenet, (Les Rêveurs)
22- LA PROPRIÉTÉ, de Rutu ModanÉditeur (Actes Sud BD)
23- LA TECTONIQUES DES PLAQUES, de Margaux Motin, (Delcourt)
24- L’AMÉRIQUE, OU LE DISPARU, de Réal Godbout (La Pastèque)
25- LE GRAND ANTONIO, d’Élise Gravel, (La Pastèque)

P.S :  Pssst ! Pour plus de détails sur ces albums, cliquez sur les titres...


N.B. : Y'a aussi "BDZoom" qui propose une liste des 20 meilleures BD pour l'été. C'est par ici : BD ZOOM
Et y'a aussi le blog "Night Life" qui a dressé une liste des meilleures BD pour l'été. C'est par ici : NightLife

BD DE L'ÉTÉ : "VIL ET MISÉRABLE"


VIL ET MISÉRABLE
Auteur : Samuel Cantin
Éditeur : Pow Pow

Cet album réjouissant propose le récit captivant d’un dénommé Lucien Vil, libraire de son état, un vil personnage plutôt excentrique. Ici, Samuel Cantin propose d’illustrer et de rapporter l’histoire avec des touches comiques et explicites, qui vous feront rire non sans malaise...

La nouvelle bande dessinée de Samuel Cantin rejoint décidément les rangs de son prédécesseur, « Phobies des moments seuls », qui nous permettait d’apprivoiser des personnages loufoques qui n’avaient pas peur de rire de se prêter à la dérision comme à la déraison.

Si « Phobies des moments seuls » tenait d’avantage de l’album illustré que de la bande dessinée classique, « Vil et Misérable » montre une nette évolution dans le travail de Cantin – dessin, mise en scène, décors : tout est maîtrisé parfaitement et confirme une fois de plus le talent de conteur de Cantin.

Digne des meilleures comédies britanniques, "Vil et Misérable" se veut un récit surréaliste abordé avec économie. De par la justesse des dialogues et du ton, l’auteur fait preuve d’une grande sensibilité au jeu d’acteur et à la mise en scène. Il s’intéresse d’ailleurs davantage aux relations interpersonnelles qu’à l’intrigue. Cet enchaînement de saynètes caustiques au rythme irréprochable saura ravir les plus coriaces admirateurs de Ricky Gervais ou de Monty Pythons.

Mais attention, quand même ! Fort probablement votre âme se retrouvera à jamais souillée par cette lecture délicieusement malsaine, dont les dialogues réglés au quart de tour provoquent simultanément le malaise et l’hilarité.

Prix et mentions : 
Nomination Bédéis Causa pour le meilleur album de langue française publié au Québec en 2013
Nomination Bédélys pour la meilleure bande dessinée publiée au Québec en 2013
Finaliste au prix Marc-Olivier Lavertu 2013

BD DE L'ÉTÉ : "CHRONIQUES DU CENTRE-SUD"


CHRONIQUES DU CENTRE-SUD

Auteur : Richard Suicide
Éditeur : Pow Pow


Cet album est certainement un de plus désopilant de l’année 2014. Richard Suicide nous propose une visite des lieux, une sorte d’étude anthropologique des recoins glauques et personnages typiques de ce quartier mythique de Montréal.

Fiches pratiques et graphiques explicatifs à l’appui, l’auteur fait le récit de son entourage déglingué, brosse les portraits des personnages caractéristiques des lieux... entre deux cuites bien arrosées, et bien ragoûtante, un portrait touchant de ces éclopés qui se sont enfargés dans la rue Sherbrooke pour ensuite débouler la côte jusqu’à la rue Ontario...

Les dessins de Richard Suicide sont absolument hilarants! C’est du grand burlesque! La description caricaturale des lieux et des personnages que nous en fait ces « Chroniques du Centre-Sud », nous ramènent les sons et les odeurs, l’atmosphère particulière est recréée avec brio! Tout dans cet album est savoureux de la première à la dernière page. Avec cet album Richard Suicide gagne les rangs des grands bédéistes de ce monde ! Non seulement nous livre-t-il ici un vrai petit chef-d’œuvre hilarant, mais c’est avec grande impatience désormais que nous attendons d’autres albums de son cru.

Pour toutes ces raisons, et bien d’autres, LA CONTREBANDE remet une PALME D’OR à l’album "Chronique du Centre-Sud"

BD DE L'ÉTÉ : "CRÈVE SAUCISSE"


CRÈVE SAUCISSE
Dessinateur : Simon Hureau
Scénario : Pascal Rabaté
Éditeur : Futuropolis

Une petite boucherie-charcuterie de quartier, Didier, commerçant dynamique, accueille ses clients avec bonhomie et gentillesse. Quand il se retrouve dans la réserve, par contre, il change de visage et dégaine fissa son hachoir pour s'en prendre aux carcasses qui pendent dans sa chambre froide. Mais qu'est-ce qu'il peut bien mettre en rage cet homme, si souriant tout à l'heure ?

C'est que l'été dernier, en retournant au camping pour récupérer les appâts, qu'il avait oublié pour sa partie de pêche, il découvre que sa femme le trompe avec son meilleur ami, Éric... Pendant que lui et la femme d'Éric sont à la plage, à garder les mômes, Éric et Sandrine prennent du bon temps...

Notre boucher n'a plus que ça en tête, la femme qu'il adore se détourne de lui au lit et lui préfère son meilleur ami, ce cabotin d'Éric... Et il à la rage, Didier, la vrai rage, celle qui fait que l'histoire va mal finir... Et ce grand amateur de bandes-dessinées, (un esthète !) va trouver dans ses albums de quoi concocter une bonne petite vengeance... Parce que les filatures, les lettres anonymes découpées dans du journal, c'est petit... Il va maintenant employer les grands moyens, d'autant qu'il vit au rythme des ruptures et réconciliations du couple adultérin, et ça, il ne veut plus ! C'est sur l'île de Noirmoutier qu'il décide de mettre son plan à exécution. Il en profite pour gêner au maximum les amants dans leurs retrouvailles, c'est la moindre des choses, hé hé ! Et pour savoir la suite, il va falloir lire cet album noir et truculent !

On suit ce récit astucieux, avec beaucoup de plaisir. La duplicité des amants, l'implacabilité du cornu, tout est rendu avec brio, jusqu'à la chute finale. Les dessins de Simon Hureau, qui nous avait déjà embarqués avec son précédent album le massacre, récidive ici, dans ce thriller familial avec ses traits dynamiques qui restituent un quotidien où tous les détails ont leur importance. Et quand vous mettez Rabaté au scénario, vous pouvez être sûr que cette histoire là, sera machiavéliquement rendue ! Du grand art !